Référencement international

Référencement international : 5 conseils à suivre !

| Référencement naturel

Vous avez le projet de vous implanter à l’étranger ? Votre développement à l’international devra probablement intégrer un volet digital, essentiel à votre croissance. Pour espérer une visibilité optimale sur les différents moteurs de recherche, il vous faudra travailler le référencement international de votre site web. Cette stratégie demande réflexion et méthodologie. Voici quelques conseils qui devraient vous aider dans votre démarche.

Définition du référencement international

Le référencement international consiste à optimiser un site internet en vue de le rendre visible sur les moteurs de recherche, dans plusieurs pays et en plusieurs langues.

Le moteur Google, détenant près de 90% de part de marché dans le monde, a développé un moteur de recherche pour chaque pays : google.fr (France), google.de (Allemagne), google.com (Etats-Unis), etc…

En matière de référencement à l’international, il est donc important à la fois de penser en terme linguistique mais aussi et surtout en terme géographique (pays).

Conseil n°1 : Choix des pays cibles

Dans un premier temps, il vous faudra déterminer les pays que vous souhaitez cibler. Certains pays peuvent représenter un réel intérêt compte tenu des volumes de recherche pour certaines requêtes, et d’autres beaucoup moins. Il est donc crucial de mener un audit sémantique pour chaque pays afin de se faire une idée du potentiel SEO (ou de trafic organique) dans chaque zone géographique.

Si vous n’avez pas encore créé votre marque, assurez-vous également de la disponibilité des noms de domaine avec l’extension générique (.com) et les principales extensions par pays (.fr, .de, .es, .it…). Il est très courant de voir ce que l’on appelle des « domainers » acheter des noms de domaine en espérant pouvoir les revendre ensuite à prix fort aux marques déjà existantes.

Conseil n°2 : Quelle structure d’url adopter ?

Une fois les pays ciblés et les noms de domaines achetés, il conviendra de déterminer la structure d’url la plus appropriée. 3 options s’offrent à vous, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients.

Une extension par pays : ccTLD

Le ccTLD (en anglais country code top-level domain) est un domaine de premier niveau national. L’extension de domaine correspond ici à un pays spécifique : .fr, .de, .es, .it, etc…

Vous pouvez donc utiliser une extension pour chaque pays que vous avez ciblé. Vous disposez ainsi d’un site par pays. Tous les sites sont indépendants les uns des autres :

  • www.exemple.fr (France)
  • www.exemple.be (Belgique)
  • www.exemple.ca (Canada)

Avantages : les moteurs de recherche et les internautes associent facilement chaque site à un pays. Les signaux géographiques envoyés aux moteurs grâce à l’extension sont très clairs.

Inconvénients : chaque site étant indépendant, les efforts à fournir en matière de référencement naturel, et notamment en netlinking (pour développer la popularité de chaque site), seront d’autant plus importants. Il est également nécessaire que les extensions de noms de domaine soient disponibles à l’achat.

Organisation par sous-domaine

Vous utilisez ici un domaine générique (gTLD : generic top-level domain), bien souvent le « .com ». Vous créez ensuite un sous-domaine pour chaque pays cible :

  • fr.exemple.com (France)
  • be.exemple.com (Belgique)
  • ca.exemple.com (Canada)

Avantages : vous n’avez qu’un seul nom de domaine à gérer, en l’occurrence le « .com », tout en dissociant chaque version.

Inconvénients : les signaux géographiques envoyés aux moteurs de recherche sont moins évidents que dans la première option (ccTLD). Les moteurs considèrent parfois (pas toujours) les sous-domaines comme des sites distincts, ce qui ne vous permet pas de mutualiser les efforts en matière de netlinking et popularité.

Organisation par répertoire

Au même titre que pour les sous-domaines, vous utilisez un domaine générique, le « .com », et créez un répertoire pour chaque version :

  • www.exemple.com/fr/ (France)
  • www.exemple.com/be/ (Belgique)
  • www.exemple.com/ca/ (Canada)

Avantages : vous n’avez qu’un seul nom de domaine à gérer tout en dissociant chaque version. Les efforts consentis en matière de netlinking et popularité du site profitent à toutes les versions.

Inconvénients : les signaux géographiques envoyés aux moteurs de recherche sont moins évidents que dans la première option (ccTLD).

Si vos moyens humains et financiers vous le permettent, il est préférable de choisir l’option n°1, une extension pour chaque pays. Néanmoins les deux autres options sont tout à fait viables en référencement naturel et vous permettront de vous positionner efficacement dans les résultats de recherche des moteurs.

A noter que l’utilisation des paramètres d’url (ex : exemple.com?loc=fr) est particulièrement déconseillée et inefficace en SEO.

Conseil n°3 : Comment faire pour cibler un pays parlant plusieurs langues ?

La structure d’url évoquée plus haut fonctionne lorsque les résidents du pays que vous ciblez parlent tous la même langue. Dans le cas de pays tels que la Belgique, la Suisse ou le Canada, il sera nécessaire de faire évoluer cette structure d’url afin de présenter à la fois aux internautes et aux moteurs de recherche la version linguistique la plus pertinente.

Avant de lister les différentes solutions à votre disposition, il est important de bien comprendre la différence entre la notion de « site multilingue » et « site multirégional », abordée par Google dans sa documentation sur les sites internationaux.

Un site multilingue est un site dont le contenu est proposé en plusieurs langues mais ne ciblant pas un pays en particulier, tandis qu’un site multirégional cible les internautes de plusieurs pays, en utilisant parfois une seule langue, par exemple l’anglais.

Pour cibler des pays parlant plusieurs langues, il vous faudra donc combiner site multilingue et site multirégional. Ainsi, un site peut avoir une version pour la France et une pour la Belgique, disponible en français et en néerlandais pour ce qui est de la version belge.

Il existe 3 manières de développer un site hybride :

Option 1 : Utiliser l’extension de pays + répertoire pour la langue :

  • www.exemple.fr (France)
  • www.exemple.ca/fr/ (Canada + langue française)
  • www.exemple.ca/en/ (Canada + langue anglaise)

Option 2 : Utiliser le sous-domaine pour le pays + répertoire pour la langue :

  • fr.exemple.com (France)
  • ca.exemple.com/fr/ (Canada + langue française)
  • ca.exemple.com/en/ (Canada + langue anglaise)

Option 3 : Utiliser uniquement le répertoire pour le pays et la langue

  • www.exemple.com/fr/ (France)
  • www.exemple.com/fr-ca/ (langue française + Canada)
  • www.exemple.com/en-ca/ (langue anglaise + Canada)

La redirection automatique en fonction de l’adresse IP ou des paramètres linguistiques de l’internaute est une mauvaise idée. Elle ne permettra pas aux internautes ni aux robots de consulter toutes les versions linguistiques du site, ce qui nuira au référencement de votre site sur les différentes versions des moteurs.

Conseil n°4 : Balise Hreflang

Bien qu’importante, la structure d’url ne suffit pas pour indiquer clairement aux moteurs de recherche quelle page correspond à quel pays et quelle langue (sauf si vous optez pour l’extension de pays). Pour ce faire, il est important d’inclure ce que l’on appelle une « balise hreflang » (plus exactement « attribut hreflang ») dans le code source de chaque page de votre site, et ceci pour toutes les versions linguistiques de votre site.

Cette balise se présente sous cette forme :

<link rel="alternate" hreflang="langue-pays" href="[URL]" />
Balise Hreflang
Exemple de balisage Hreflang

Il est extrêmement important de respecter les normes internationales de codification des pays (ISO 3166-1 alpha-2) et des langues (ISO 639-1), sinon Google ne reconnaîtra pas vos différentes versions langues-pays.

Une fois les balises implémentées, vous pouvez vous rendre dans votre compte search console (menu « ciblage international ») pour vérifier si elles comportent ou non des erreurs.

Conseil n°5 : Proscrire la traduction automatique des contenus

Lorsque vous opérez sur plusieurs marchés, il est important d’adopter une approche spécifique pour chaque pays en matière de contenu. Le fond peut éventuellement rester le même (quoique, cela dépend des sujets et des cultures de chaque pays) mais la forme doit être soignée. En dépend le bon référencement de votre site et également l’image de marque de votre entreprise.

C’est la raison pour laquelle une traduction automatique de vos textes n’est pas conseillée. Il est préférable de s’en remettre à un natif pour la rédaction de vos contenus pour s’adapter aux spécificités culturelles et linguistiques de chaque pays.

Un audit sémantique pour chaque langue ne sera pas de trop pour identifier les mots clés les plus pertinents. Les volumes de recherche ne seront pas nécessairement les mêmes d’un pays à l’autre. Par exemple, la requête « SEO » représente 40 500 recherches mensuelles en France alors qu’aux Etats-Unis, cette requête est tapée 110 000 fois par mois. Les faux-amis peuvent également vous mener droit dans le mur : « car » en anglais signifie voiture alors qu’en français il s’agira d’un bus.

Enfin, assurez-vous de ne pas mélanger les langues sur une même version linguistique. Cela tombe sous le sens mais il est toujours bon de le rappeler. Par exemple, la version de votre site dédiée à la France ne doit contenir que du texte en français et aucun autre texte en langue étrangère.

Les autres optimisations utiles

Pour bien référencer votre site à l’international, il convient de mener d’autres actions:

  • Ajoutez un lien entre les versions linguistiques sur la page d’accueil, dans le footer ou le header ;
  • Configurez des sitemap XML indiquant toutes les variantes linguistiques et régionales de chaque url : voir le tutoriel de Google ;
  • Si vous avez opté pour l’option sous-domaine ou sous-répertoire, indiquez la version principale de votre site dans la search console (menu « ciblage international ») ;
  • Si vous avez opté pour le ccTLD, c’est-à-dire un nom de domaine par pays, il faudra alors créer un compte Search console pour chaque pays ;
  • Si possible, choisissez un hébergeur local ou proche du pays que vous ciblez.

En conclusion, avant de vous lancer dans la construction de votre site multilingue, multirégional ou hybride, définissez bien vos objectifs et les zones géographiques que vous ciblez. En découlera la structure d’url de votre site qui est capitale pour le bon référencement de ce dernier sur les moteurs de recherche. Soignez également vos contenus et votre ligne éditoriale pour chacune de vos audiences.

N’hésitez pas à contacter notre agence SEO si vous souhaitez être accompagné dans votre projet de référencement international.


Florian Geri

Auteur

Florian Geri

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